Pakistan: Guiding Principles Part 1: Re-union

Version française après les photos

Since World Peace One Friendship At A Time doesn’t have a “model” I can refer to, I have come up with Guiding Principles that keep me on track to achieve my goals.

One of them is:  Individual relationships are sustained through correspondence as well as reunions.

On my way to Alaska, I met a South African guy who was bicycling around the world. His words still ring in my brain: when you meet someone who shows you kindness, it’s wonderful. But it’s when you meet them AGAIN — because you plan to — that you truly are friends.

Going to Pakistan a second time gave me exactly that opportunity. Everywhere we traveled I took a b-line for the places where I had spent time with someone last year. To them I was only a tourist but to me, they have been living inside of me all year. They are the reason I fell in love with their country.

Mirza Muhammad has a car accessories shop in Skardu. Sheila and I walk in there to purchase stickers to decorate our motorcycles and helmets. Most of the stuff of interest to us is hanging from the ceiling and we practically destroy his nicely organized stock by pulling on everything. The process lasts a good half hour and the whole time we are there, I feel that Mirza is not happy that we are there. I know how most Muslim men feel about us, independent American women: they don’t like us! We’ve drawn a bit of a cheery crowd by now including the Honda mechanics traveling with us. When it’s time to pay, Mirza adds all our purchases on a piece of paper but does not hand us our bill. We are confused. Qazi jumps in and after some talking, looks at us and with his hand on his heart says “Mirza doesn’t want you to pay. It is an honor that you are in his shop. He thanks you.”

I am speechless: not only have tourists stop coming to Pakistan since 9/11 but on top of that I completely misread the situation and let prejudice cloud my experience!

I want to give Mirza something meaningful too so I come back with my sketch pad to do his portrait. That’s when I learn that he can’t look at me in the eyes because it’d be a sign of disrespect for women. I have to admit: it’s not very practical since I’m drawing his face, but we figured it out!

This year I couldn’t wait to get to Skardu: I was ready! I had taken pictures all over the US of shops like his as I figured it’d be interesting for him to look at. Sadly we arrive during Muharram, the biggest Shia holiday in the year and the entire city is shut down. I am crestfallen. But as luck would have it, we ride through Skardu again a few days later and I practically run to his shop — only to find it closed again. Moin calls the number on the awning. Nothing. We talk to the neighbor who happens to have a personal number for him and bingo, Mirza is online! Since he doesn’t speak a word of English or me Urdu, I didn’t get to talk to him directly but now I know he is still on holiday and won’t return in time to meet. But Moin is never without solutions: he takes us to his friend Afzal whom he trusts to deliver my Toblerone bar and necky to Mirza.

 In front of Mirza’s shop: Qazi and Farhood, our trusted Atlas Honda mechanics ... and at times translators!

In front of Mirza’s shop: Qazi and Farhood, our trusted Atlas Honda mechanics ... and at times translators!

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Mirza in 2017, taking possession of the portrait I made of him

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 Mirza 2018 with his special delivery of Swiss chocolate and neckie

Mirza 2018 with his special delivery of Swiss chocolate and neckie

 Skardu: K-2 Museum, located in the original basecamp tent for the Italian climbers

Skardu: K-2 Museum, located in the original basecamp tent for the Italian climbers

PuPuisque La paix dans le Monde une Rencontre à la fois, n’a pas de «modèle» auquel je puisse me référer, j’ai élaboré des principes directeurs qui me permettent de rester sur la bonne voie pour atteindre mes objectifs.

L'un d'entre eux est: les relations individuelles sont entretenues par correspondance et par des réunions.

Sur le chemin de l'Alaska, j'ai rencontré un gars d'Afrique du Sud qui parcourait le monde à vélo. Ses mots sont restés gravés dans mon esprit pour toujours: quand on rencontre quelqu'un qui fait preuve de gentillesse à notre égard, c’est merveilleux. Mais c’est quand on rencontre cette personne A NOUVEAU qu’on est vraiment amis.

Aller au Pakistan une deuxième fois m'a donné exactement cette opportunité là. Partout où nous avons voyagé, j'ai pris une ligne directe pour les endroits où j'avais passé un bon moment avec quelqu'un l'année dernière. Pour eux, je n'étais qu’une touriste, mais pour moi, ils sont la raison pour laquelle je suis tombé amoureux de leur pays. Ils ont vécu en moi tous les jours depuis un an.

Mirza Muhammad a un magasin d'accessoires automobiles à Skardu. Sheila et moi rentrons chez lui pour acheter des autocollants pour décorer motos et casques. La plupart des choses qui nous intéressent sont suspendues au plafond et nous détruisons pratiquement son stock bien organisé en tirant dessus. Le processus dure une bonne demi-heure et pendant tout ce temps, j’ai le sentiment que Mirza n’est pas content de notre présence. Je sais ce que la plupart des hommes musulmans pensent de nous, femmes américaines indépendantes: ils ne nous aiment pas. Nous avons attiré un peu de monde, y compris les mécaniciens Atlas Honda qui voyagent avec nous. C’est la fête dans le magasin! Au moment de payer, Mirza ajoute tous nos achats sur un papier mais ne nous remet pas la facture. Nous sommes confus. Qazi intervient et après une courte discussion avec Mirza, il nous regarde et, la main sur le cœur, il nous dit: «Mirza ne veut pas que vous payiez. C'est un honneur que vous soyez dans sa boutique. Il vous remercie. "

Je suis sans voix: non seulement les touristes ne viennent presque plus au Pakistan depuis les attaques du 11 septembre, mais en plus, j’ai laissé mes préjugés assombrir mon expérience!

Moi aussi je veux donner quelque chose d’important à Mirza, alors je reviens avec mon carnet de croquis et je fais son portrait. C’est là que j’apprends qu’il ne peut pas me regarder dans les yeux car c’est un signe de manque de respect pour les femmes. Bon —- c’était pas très pratique pour faire son portrait mais on s’est arrangé!

Cette année, j’avais hâte d’aller à Skardu: j’étais prête! J’avais pris plusieurs photos de magasins comme le sien aux USA en pensant que ce serait intéressant pour lui de voir ça. Malheureusement, nous arrivons pendant la semaine de Muharram, la plus grande fête chiite de l’année et la ville entière est fermée. Je suis terriblement déçue. Mais comme par hasard, nous traversons à nouveau Skardu quelques jours plus tard et je cours pratiquement vers son magasin - seulement pour le trouver à nouveau fermé. Moin appelle le numéro sur l'auvent. Rien. Nous parlons au voisin qui a un numéro personnel pour Mirza et bingo, il est en ligne! Puisqu'il ne parle pas un mot d'anglais ou que je ne parle pas l’ourdou, je n'ai pas pu lui parler directement, mais maintenant je sais qu'il est toujours en vacances et qu'il ne reviendra pas à temps pour qu’on puisse se voir. Mais Moin n’est jamais sans solutions: il nous conduit chez son ami Afzal en qui il a entièrement confiance: il livrera mon Toblérone et une écharpe à Mirza en personne dès son retour.