Pakistan: Shop at Bashir’s — he’s got it all!

Version française après les photos et vidéos 

One of my greatest pleasures in Pakistan is to visit shops and talk to the owner. I simply can’t get used to the amount of goods one can find in such tiny spaces. It is phenomenal. When I ask if I can make a video, their reaction goes from perplexity to pride. I must admit, there have been a couple of times when I failed to realize in time that the owner was just politely obliging me. Then it’s easier to proceed, thank, and walk out. But that’s rather rare.

The news that two foreign bikers are walking around Bumburait, the next to last village on the Kelash valley road, spreads quickly. Not a big surprise since there have been only six foreigners in the region this year. Moin convinced the man who gave us our Kelash permits that morning to leave us unescorted because of my World Peace project and the importance of being able to engage with the locals. We are very close to the Afghan border and security is increased accordingly.

I stop at the fuel station and play with the vase-like containers and the large plastic tank, showing the owner that he should hire me. As we walk into his shop. Mike is immediately taken by the amount of automotive and motorcycle parts: both department get a 30” wide shelving unit from floor to ceiling. Brake shoes, brake lines, pistons, rings, gaskets of all sorts, brake and throttle cables, spark plugs, condensers, chains, bulbs, lights and turn signal assemblies, tubes, to name just a few.

But this is not a garage: although Bashir happens to be a mechanic and works on all vehicles in need of repair, his shop also covers everything else villagers need: food — staple and delicacies, beverages, sundries, games boards, electronics, stationery, house cleaning products, hair coloring shampoos, make-up and even Viagra, amongst other items.

Bashir’s shop becomes our usual hangout and we keep learning more about him. Feeling blessed to be doing so well, in part because the schools are buying their foods and kids’ uniforms from him, he wants to give back to his community. He has a three-vehicle taxi service and whenever a villager needs to go to the hospital in the big city, he takes them for free. In addition he holds the notes on all the older or destitute villagers in the valley and once a year, when their children come visit, they pay their parents’ debt back. At any one point, he is owed up to $30,000.

On our last evening, Bashir waves us in to sit with him, behind the counter. Moin arrives a few minutes later and gives us a surprised look: the greatest honor is to let someone sit behind your counter. He may have worried that we sat without being invited! After a while, the employee gets a Parchisi game board out and we start playing with some of the patrons who, like ourselves, use Bashir’s shop as a community center.

He will never know it but Bashir couldn’t have made me happier: I grew up playing parchisi with my family, I love that game. What I find deeply touching right now is the fact that a happy childhood memory gets connected to a new experience that is taking place some 40 years later at the other end of the earth. Life is full of surprises.

 A man offered to accompany us to the next village Kharkal, a mere 25 Minutes walk. He said. After he realized that we had to talk to everybody and that one hour and a half had passed with almost no progress being made, he stopped this pickup and told the driver “they are old, they can’t walk, please take us to Kharkal” as he winked at Moin to ensure that he wouldn’t get in the way of his négociations  Un homme a offert de nous accompagner jusqu’au prochain village, une promenade de 25 minutes. Quand il a réalisé qu’on devait parler avec tout le monde et qu’une heure et demie s’etait écoulée sans progrès réel, il a stoppé cette voiture et a dit au conducteur “ils sont vieux, ils ne peuvent pas bien marcher, stp emmène nous jusqu’a Kharkal” et il a vite fait un clin d’œil à Moin pour qu’il se taise

A man offered to accompany us to the next village Kharkal, a mere 25 Minutes walk. He said. After he realized that we had to talk to everybody and that one hour and a half had passed with almost no progress being made, he stopped this pickup and told the driver “they are old, they can’t walk, please take us to Kharkal” as he winked at Moin to ensure that he wouldn’t get in the way of his négociations

Un homme a offert de nous accompagner jusqu’au prochain village, une promenade de 25 minutes. Quand il a réalisé qu’on devait parler avec tout le monde et qu’une heure et demie s’etait écoulée sans progrès réel, il a stoppé cette voiture et a dit au conducteur “ils sont vieux, ils ne peuvent pas bien marcher, stp emmène nous jusqu’a Kharkal” et il a vite fait un clin d’œil à Moin pour qu’il se taise

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Parchisi

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Ca c’est pas un jeu de parchisi!

That’s not parchisi! 

C’est toujours rassurant de savoir que quelque part dans le monde, je peux être engagée

It’s always reassuring to know that somewhere in the world I can get a job

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Un de mes plus grands plaisirs au Pakistan est de visiter des magasins et de parler au propriétaire. Je ne peux tout simplement pas m'habituer à la quantité de marchandises que l'on peut trouver dans de si petits espacés. C'est phénoménal. Quand je demande si je peux faire une vidéo, leur réaction passe de la perplexité à la fierté. Je dois avouer que plusieurs fois, j’ai manqué de réaliser à temps que le propriétaire m’obligeait poliment. Dans ce cas, il est plus facile de continuer tout tranquillement, remercier et de sortir. Mais c’est plutôt rare.

La nouvelle que deux motards étrangers se promènent dans Bumburait, l'avant-dernier village sur la route de la vallée de Kelash, se répand rapidement. Pas une grosse surprise puisqu'il n'y a eu que six étrangers dans la région cette année. Moin a convaincu l'homme qui nous a donné notre permis pour Kelash ce matin-là de nous laisser nous promener sans escorte en raison de mon projet et de l'importance de rentrer en contact avec les habitants. Nous sommes très proches de la frontière afghane et la sécurité est renforcée en conséquence.

Je m'arrête à la station-service et joue avec les sortes de vases et le grand réservoir en plastique, en montrant au propriétaire qu'il devrait m'engager. Comme nous entrons dans son magasin. Mike est immédiatement pris par le nombre de pièces de rechange pour autos et motos: les deux départements disposent d’une étagère chacun de 80cm de large, du sol au plafond. Mâchoires de frein, pistons, bagues, joints d'étanchéité, câbles divers, bougies, chaînes, ampoules, feux et clignotants, chambres à air, pour n'en nommer que quelques-uns.

Mais ce n’est pas un garage: bien que Bashir soit mécanicien et travaille sur tous les véhicules du coin, son magasin offre également tout ce dont les villageois ont besoin: nourriture - aliments de base et délicatesses, boissons, articles divers, jeux de société, appareils électroniques, papeterie, produits de nettoyage pour la maison, couleurs pour les cheveux, maquillage et même Viagra, entre autres.

La boutique de Bashir devient notre lieu de rencontre habituel et nous en apprenons davantage sur lui. Se considérant avoir de la chance de réussir si bien, en partie parce que les écoles lui achètent leur nourriture et leurs uniformes, il souhaite redonner à sa communauté. Il dispose d'un service de taxi à trois véhicules et chaque villageois qui doit se rendre à l'hôpital dans la grande ville ont droit au transport gratuit. En outre, il fait crédit à tous les villageois âgés ou démunis de la vallée et, une fois par an, lorsque leurs enfants viennent leur rendre visite, ils remboursent la dette de leurs parents. À tout moment, on lui doit jusqu'à $30000.

Lors de notre dernière soirée, Bashir nous fait signe de nous asseoir avec lui, derrière le comptoir. Moin arrive quelques minutes plus tard et nous lance un regard surpris: le plus grand honneur est de laisser quelqu'un s'asseoir derrière le comptoir. Il a peut-être craint que nous ne nous soyons assis sans y être invités! Après un moment, l’employé sort un jeu de Parchisi et nous commençons à jouer avec certains clients qui, comme nous, utilisent le magasin de Bashir tel un centre communautaire.

Il ne le saura jamais, mais Bashir n'aurait pas pu me rendre plus heureuse: j'ai grandi en jouant au parchisi avec ma famille, j'adore ce jeu. Ce qui me touche profondément en ce moment, c’est le fait qu’un heureux souvenir d’enfance soir relié à une nouvelle expérience qui se déroule quelque 40 ans plus tard, à l’autre bout du monde. La vie est pleine de surprises.

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